LIGUE 1 | Chaos au Stade Tata Raphaël : Le football congolais une nouvelle fois mis KO par la barbarie
Par la rédaction sportive – Chronique d’un désastre annoncé. Le football congolais a replongé dans ses pires démons. Ce mercredi, le Stade Tata Raphaël de Kinshasa a été le théâtre de violences inacceptables lors du choc de Play-offs de la Linafoot entre l'AS Vita Club et FC Les Aigles du Congo. Entre jets de projectiles massifs, supporters en furie, blessés graves et dégâts matériels importants, la rencontre s’est transformée en champ de bataille. Un énième fiasco qui pose une question brutale : jusqu’à quand les instances sportives vont-elles tolérer cette sauvagerie ?
L'image est devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant un dégoût général au sein du public sportif. Alors que le match touchait à sa fin sur un score tendu, la contestation d’une décision arbitrale a servi de détonateur. En quelques minutes, des "supporters" inconscients ont pris d'assaut l'espace, transformant la tribune en tribune d'arène. Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés parmi les spectateurs et les services d'ordre, ainsi que de lourdes dégradations des installations du stade fraîchement réhabilité.
L’excuse de l’arbitrage : L'éternel pare-feu des barbares
À Kinshasa, le refrain est tristement connu : "C’est la faute de l’arbitre". Mais comme le hurlent à juste titre les amoureux du ballon rond, l'arbitrage n'excuse absolument rien. Est-ce en caillassant des bus, en blessant des compatriotes ou en détruisant le patrimoine public que l'on va relever le niveau du sifflet congolais ? Absolument pas.
Ce comportement d'une frange d'idiots vandalise non seulement les stades, mais détruit surtout l'image de la Linafoot à l’échelle continentale. Comment exiger le respect du football africain et attirer des sponsors d’envergure quand les images qui fuitent de nos grands chocs ressemblent à des scènes de guérilla urbaine ?
Vita Club et Les Aigles du Congo dos à dos, la FECOFA au pied du mur
Dans les états-majors des deux clubs, l'heure est au rejet des responsabilités, même si le ton se veut officiel :
Du côté des Aigles du Congo : La direction déplore un climat d'insécurité permanent lors des déplacements face aux cadors de la capitale et réclame des sanctions exemplaires pour protéger l'intégrité physique des acteurs de jeu.
Du côté de l'AS Vita Club : Si les dirigeants condamnent fermement la violence, l'accent est également mis sur la frustration accumulée face à un arbitrage jugé "provocateur", tout en appelant leurs comités de supporters au calme et à la retenue.
La balle est désormais dans le camp de la Commission de gestion de la Linafoot et du tout nouveau comité exécutif de la FECOFA, fraîchement élu sous la direction de Véron Mosengo Omba. Jusqu'ici, les autorités sportives et urbaines ont brillé par leur impuissance, se contentant de suspensions de stades temporaires ou d'amendes dérisoires qui ne dissuadent personne.
L'image est devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant un dégoût général au sein du public sportif. Alors que le match touchait à sa fin sur un score tendu, la contestation d’une décision arbitrale a servi de détonateur. En quelques minutes, des "supporters" inconscients ont pris d'assaut l'espace, transformant la tribune en tribune d'arène. Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés parmi les spectateurs et les services d'ordre, ainsi que de lourdes dégradations des installations du stade fraîchement réhabilité.
L’excuse de l’arbitrage : L'éternel pare-feu des barbares
À Kinshasa, le refrain est tristement connu : "C’est la faute de l’arbitre". Mais comme le hurlent à juste titre les amoureux du ballon rond, l'arbitrage n'excuse absolument rien. Est-ce en caillassant des bus, en blessant des compatriotes ou en détruisant le patrimoine public que l'on va relever le niveau du sifflet congolais ? Absolument pas.
Ce comportement d'une frange d'idiots vandalise non seulement les stades, mais détruit surtout l'image de la Linafoot à l’échelle continentale. Comment exiger le respect du football africain et attirer des sponsors d’envergure quand les images qui fuitent de nos grands chocs ressemblent à des scènes de guérilla urbaine ?
La balle est désormais dans le camp de la Commission de gestion de la Linafoot et du tout nouveau comité exécutif de la FECOFA, fraîchement élu sous la direction de Véron Mosengo Omba. Jusqu'ici, les autorités sportives et urbaines ont brillé par leur impuissance, se contentant de suspensions de stades temporaires ou d'amendes dérisoires qui ne dissuadent personne.
Un système à réformer de toute urgence
Ce match raté n'est pas un incident isolé. Il rappelle les heures sombres de la finale aller de la Ligue des Champions de la CAF ou les débordements logistiques de certaines phases finales de CAN. Le football africain et congolais en particulier ne grandira pas tant que les fauteurs de troubles ne seront pas formellement identifiés, bannis à vie des stades et poursuivis pénalement.
Le nouveau comité de la FECOFA, dont le slogan est "Refonder pour structurer, structurer pour gagner", fait face à son tout premier crash-test. Si la refondation ne commence pas par l'éradication totale des violences dans les stades, le football congolais continuera de mourir à petit feu, abandonné par les familles et les vrais supporters, lassés d'être pris en otage par la bêtise humaine. Évacuer les voyous pour sauver le jeu : il n'y a plus d'autre alternative.
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