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Assainissement de l'espace audiovisuel : Christian Bosembe siffle la fin de la récréation sur les plateaux politiques

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) durcit le ton face aux dérives langagières qui polluent les médias en République Démocratique du Congo. Lors d’un direct sur la plateforme Space X live ce samedi, le président de l’instance de régulation, Christian Bosembe, a annoncé une batterie de nouvelles mesures restrictives visant à encadrer rigoureusement les débats politiques à la télévision et à la radio. Désormais, la responsabilité des journalistes et des promoteurs de chaînes est directement engagée.

evitv | 31/05/2026 à 13:21 | 4 min de lecture | 474 vues | 0 commentaires
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Assainissement de l'espace audiovisuel : Christian Bosembe siffle la fin de la récréation sur les plateaux politiques

Par Glodie Nguma | le dimanche 31 mai 2026

Les plateaux de télévision transformés en arènes de règlements de comptes et d'invectives, c'est bientôt fini. Face à la détérioration du discours public dans les médias audiovisuels, le CSAC a choisi d'agir avec une fermeté inédite. En choisissant le canal moderne d'un Space X live pour s'adresser aux professionnels des médias et à l'opinion, Christian Bosembe a tracé une ligne rouge infranchissable : le respect strict de la déontologie.

La maîtrise du plateau : Une obligation pour le journaliste

La grande innovation de ces mesures réside dans la responsabilisation directe des professionnels des médias. Le journaliste ne peut plus se positionner en simple spectateur passif des dérapages de ses invités.

« Aucun plateau ne doit servir d’espace pour les insultes. Si un journaliste ne parvient pas à maîtriser son plateau au cours d’une émission, celle-ci sera retirée de la grille », a martelé Christian Bosembe.

Les règles du jeu sont désormais claires. L'animateur d'un débat dispose du pouvoir — et maintenant de l'obligation légale — de recadrer, de couper la parole ou d'exclure tout intervenant qui verserait dans l'injure ou la diffamation.

image d'illustration 

Des sanctions graduelles et directes : Des chaînes aux animateurs

Pour les récalcitrants qui tenteraient de privilégier le buzz au détriment de l'éthique, le président du CSAC a brandi un arsenal de sanctions directes :

  • Première étape : Le retrait immédiat de l’émission de la grille des programmes de la station concernée.
  • En cas de récidive ou d'obstination de la chaîne : Des sanctions administratives et financières lourdes frapperont le média, doublées d'une suspension ferme du journaliste récidiviste.

 

L'éditorial de la rédaction : Un sursaut salutaire et indispensable

Notre rédaction salue, soutient et apprécie avec la plus grande énergie ces nouvelles directives du CSAC. En tant que professionnels de l'information engagés pour une presse responsable, nous estimons que ce tournant réglementaire était devenu une urgence absolue. L'espace public ne peut plus être le déversoir de la haine et du spectacle stérile.

Applaudir cette décision, c'est choisir de défendre la noblesse de notre métier. Le journalisme est un service public guidé par la recherche de la vérité et le respect de l'auditeur, non par la quête d'audiences faciles nourries par le scandale. En bousculant le corporatisme pour imposer la rigueur, Christian Bosembe donne aux rédactions les arguments juridiques pour assainir leurs propres antennes. Il appartient désormais à chaque professionnel des médias de s'approprier ce sursaut pour redonner au débat politique congolais ses lettres de noblesse.

Préserver la qualité du débat dans un contexte national sensible

Selon le président du CSAC, cette rigueur réglementaire est devenue indispensable pour préserver la cohésion sociale et garantir la qualité des échanges diffusés au grand public dans le contexte actuel du pays. Il ne s'agit pas de restreindre la liberté d'expression ou de censurer la contradiction politique, mais de promouvoir des débats constructifs, respectueux des règles professionnelles et de la dignité humaine.

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Cette sortie médiatique de Christian Bosembe résonne comme un avertissement solennel pour toutes les rédactions de la capitale et des provinces. À l'heure où les tensions politiques s'invitent régulièrement sur les ondes, le CSAC rappelle que le micro est un outil de service public, pas une arme de destruction verbale.

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